Alors que les morts
dut à la repression de la police tunisienne commençait à s'accumuler, nos dirigeants restait très complaisant à l'egard du pouvoir autoritaire du président Ben Ali. Bruno Le Maire, ministre de
l'agriculture et se contentait de dire qu" il n'avait à qualifier le régime tunisien" et que "Ben Ali était souvent mal jugé". Ce fut aussi Frédéric Mitterand, qui sur LCI trouvait "tout à fait
exagéré" de décrire le régime de Ben Ali en "dictature univoque", "En Tunisie la condition des femmes est tout à fait remarquable, vante-t-il. Il y a une opposition politique mais qui ne
s'exprime pas comme elle pourrait s'exprimer en Europe".
Le clou c'est la réponse de notre ministre des affaires etrangère à une question de l'Assemblée nationale suite au bain de
sang perpetré par le gouvernement tunisien "On ne peut que déplorer les violences", "plutôt que de lancer des anathèmes, je crois que notre devoir est de faire une analyse sereine et
objective de la situation", et enfin elle propose que " le savoir faire, reconnu dans le monde entier de forces de sécurité, permette de
régler des situations sécuritaire de ce type"
C’était le 18 novembre 2008 à Carthage en Tunisie. Ben Ali décorait DSK des insignes de grand officier de l’ordre de la République. Le président tunisien vantait alors ses grandes “qualités intellectuelles“.
Empreint de perspicacité, le directeur du FMI encensait une “politique économique saine” et un “bon exemple à suivre“. “En Tunisie, Les choses continueront de fonctionner correctement.”, déclarait-il publiquement
Le 6 juin 2008 à Redeyef, à 350 km de Tunis, les forces de l’ordre tunisiennes avaient ouvert le feu contre des manifestants, faisant un tué âgé de 22 ans et vingt-deux blessés. Depuis 2 mois, des centaines de personnes manifestaient contre le chômage, le coût élevé de la vie dans la région et aussi contre la corruption et la main mise du clan Ben ali sur les richesses issues de l’exploitation des mines de phosphate
Les premières émeutes de la faim avaient eu lieu près de 8 mois avant la venue du directeur du FMI en Tunisie. DSK ne pouvait pas l’ignorer !!!
Le 14 janvier 1986, Daniel Balavoine s'écrasait en hélicoptère au Mali avec l'organisateur du Paris Dakar Thierry Sabine.
A 33 ans ce chanteur symbole des années 80 disparaisait en pleine gloire. Romantique et engagé, il était devenu, le porte drapeau de la jeune génération desabusées.
Sa voix à la fois haute et puissante ne faisait qu'ajouter au coté atypique du personnage.
22% des Français se disent d'accord avec les idées défendues par le Front national, un chiffre en hausse de 4 points par rapport à l'an dernier mais qui reste minoritaire et stable sur le long terme, selon un baromètre TNS-Sofres pour Le Monde/Canal+/France Inter, qui note une forte progression de l'image du FN chez les sympathisants UMP.
S'agissant de la question délicate politiquement des alliances électorales avec le FN, ce baromètre montre une forte évolution des sympathisants UMP en leur faveur. Ils sont ainsi 35% (+16) à estimer que leur parti devrait en faire «selon les circonstances» et 8% (+4) à penser qu'il devrait passer une «alliance électorale globale», soit au total 43% (+20 points) favorables à des accords.
TNS-Sofres note qu'en 2002, la proportion de sympathisants RPR favorables à des accords n'étaient que de 23%.
51% (-23) des sympathisants UMP sont contre des accords: 34% (-13) refusent tout accord politique avec le FN sans le combattre, et 17% (-10) sont pour le combattre. 6% sont sans opinion
Dans cette enquête, 3% des personnes interrogées se considèrent «tout à fait d'accord avec les idées défendues par le Front national» et 19% se disent «assez d'accord», tandis que 26% des sondés sont «plutôt en désaccord» et 46% «tout à fait en désaccord» avec ces idées (6% sans opinion).
Le total de 22% est en hausse de quatre points par rapport à un sondage similaire réalisé en janvier 2010, mais le niveau d'adhésion reste inférieur à mai 2002 (28%) et aux années suivantes (22 à 26%).
TNS-Sofres note une «forte évolution» dans le niveau d'adhésion des sympathisants UMP, à 32% (+12 points).
L'institut note également un «sursaut des idées extrémistes dans l'opinion» sur un an.
Ainsi, 63% des sondés sont d'accord avec l'idée «que la justice n'est pas assez sévère avec les petits délinquants» (60% en 2010, 71% en 2003), 50% estiment qu' «il y a trop d'immigrés en France» (44% en 2010, 63% en 2005) et 49% trouvent qu' «on accorde trop de droits à l'islam et aux musulmans en France» (43% en 2010). Ce dernier chiffre grimpe à 72% chez les sympathisants de droite (56% en 2010).
Si Marine Le Pen devenait la nouvelle présidente du FN ce week-end, 77% des sondés ne se sentiraient ni plus proches ni plus éloignés du FN. 11% se sentiraient plus proches - un chiffre qui s'élève à 25% chez les sympathisants de droite - et 9% se sentiraient plus éloignés (3% sans opinion).
Marine Le Pen est perçue par 46% des sondés comme «la représentante d'une extrême droite nationaliste et xénophobe» (65% pour Jean-Marie Le Pen en décembre 2006) et par 37% comme «la représentante d'une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles» (28% pour Jean-Marie Le Pen en décembre 2006). 17% sont «sans opinion» sur cette question.
Enquête réalisée les 3 et 4 janvier en face à face auprès d'un échantillon de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française (méthode des quotas).
(Source AFP)