Publié le par alain

Fuchsia1 

Chronique du Fuchsia n°1

 

Grain de sable après grain de sables, nous avions fini par croire, par oublier et même par regretter l’hiver. Et comme un lundi nous ramène à notre condition humaine, l’hiver nous rappelle que la nature n’oublie rien. Et là dans le petit matin frisquet, mon corps retrouve lentement  les automatismes de la saison. Je me dit que les souvenirs sont des chimères sans consistance. Alors que je gratte avec résignation le pare-brise de ma voiture, le poison de la nostalgie pénètre mon esprit vide. Le froid glisse sur ma peau, une quête animale me possède : retrouver la chaleur du cocon des origines. L’élixir est en moi, je construis le puzzle de mes racines entre mythe et réalité. Je plonge dans le Clain, en apesanteur, image noir et blanc d’un passé que je n’ai jamais vécu. Emergeant de l’onde, je me retrouve face à la maison ouvrière de mon grand-père. Devant la porte trône un fuchsia, mon esprit mélancolique sublime cette plante, j’en fais le symbole de mon histoire. Assis sur les marches de l’escalier en bois, je le regarde à travers les barreaux de la rampe, le cahier de mots croisés est ouvert devant lui, quelques miettes de gomme maculent la toile cirée, le crayon de bois hésite dans cette main d’artisan. En sept lettres : arbrisseau ornemental originaire d’Amérique, aux fleurs pendantes rouges violacé. Horizontal ou vertical ? il y a de la magie dans ce lieu, ici un arbre qui produit aussi bien des pommes que des poires, là derrière les petits carreaux c’est l’atelier de Gépetto. La route défile, le givre à presque disparu de mon champ de vision, le chauffage est trop fort, la mauvaise foi de l’invité à la radio m’exaspère. Dans 100 jours les finalistes de la présidentielle seront connus. Les médias brassent de l’écume, au diable le fond pourvu que l’on ai la forme, ce n’est plus de la politique, c’est de la télé réalité … je suis un vieux con. Magnifique fuchsia flamboyant devant cette modeste maisonnette. Mon esprit a du transfigurer mes souvenirs. Arrivé sur le parking, je laisse le temps reprendre son œuvre. Il n’y a peut être jamais rien eu devant cette porte, juste une porte et rien d’autre.

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levasseur lydie 06/08/2014 18:48

j aore c est super continue alain tu peux m en envoyer d autre j adore te lire

Daniel LOUIS 24/01/2012 21:03


Bonsoir Alain


de la Manche  j'ai beaucoup entendu parler de la maison de ton grand pere  .............   en zone innodable  je crois et je me l imaginais a peut pres comme
ça  


je bosse toujours mais je ne trait plus les vaches donc je devrais pouvir me liberer quelques jour cette annee et j'ai promis d 'aller voir 1etw cette annee


 


 


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