Samedi 7 novembre 2009
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"Il y a deux mille ans, le plus grand acte d'orgueil, c'était de dire "Civis Romanus sum"1. Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, on ne saurait
se donner plus d'honneur que de dire "Ich bin ein Berliner"2. Il ne manque pas de gens au monde qui ne comprennent vraiment pas, ou qui prétendent ne pas comprendre, quel est l'enjeu de
la lutte entre le communisme et le monde libre. Qu'ils viennent à Berlin ! Il y en a d'autres qui affirment que l'avenir est au communisme. Qu'ils viennent eux aussi à Berlin ! Certains, enfin, en
Europe et ailleurs, déclarent qu'on peut collaborer avec les communistes. Qu'ils viennent à Berlin ! Et il y en a même un petit nombre qui, tout en reconnaissant les méfaits du communisme, estiment
qu'il leur permet néanmoins de faire des progrès économiques. Qu'ils viennent donc s'en convaincre à Berlin !
La liberté connaît, certes, bien des difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur pour empêcher les gens chez nous, pour les
empêcher de s'enfuir.(...)
Le mur est la preuve la plus abominable et la plus éclatante de la faillite du système communiste. L'aveu de cet échec est visible au yeux du monde entier. Mais nous n'en éprouvons aucune
satisfaction, car, comme l'a dit votre bourgmestre3, il est une offense au monde, une offense à l'humanité.
John F KENNEDY, président des Etats Unis, discours prononcé à Berlin le 27 juin 1963.
1. " Je suis un citoyen romain."
2. " je suis un Berlinois."
3. Willy Brandt, futur chancelier social-démocrate de la RFA de 1969 à 1974
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