Voici encore un mauvais coup porté à la célèbre mascotte du chewing-gum avec lequel on faisait de grosses bulles. Monsieur Malabar, le bonhomme musclé au sourire éclatant qui était le symbole de la marque et du produit depuis 1969 soit 42 ans a été mit au placard par les nouveaux propriétaires de la marque : la société Cadbury. Trop lisse, l’icône au tee shirt jaune ne serait plus adapté au goût des 8-12 ans le cœur de cible. Le nouveau logo est un chat noir à l’allure de gros minet, après Groquik c’est une nouvelle page de notre enfance que l’on assassine.
Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans et même les moins de 30 ans ne peuvent pas
connaitre, France 3 s'appellait FR3, c'était l'époque des jeux de 20 heures.
L'annonce du décés à 88 ans de Maitre Capello de son vrai nom Jacques Capelovici, a agit sur ma mémoire comme une madeleine de Proust. De 1976 à 1987, Maitre Capello a été l'un des piliers de cette émission populaire qui occupait l'écran de télévision pendant les repas familliaux. Il était le puit de science de service reprenant les fautes de français à la volée, le dictionnaires toujours sous la main, il faisait jouer les candidats avec l'imparfait du subjonctif.
J'avou que je me souviens plus des parties de ni oui ni non et des expressions tels que "bigre" et "diantre" que des séances de conjugaison.
Maitre Capello c'est mes années d'insousciances, la tendresse de mes parents, l'amour des mots dans la simplicité.
Allez on remet cent francs dans le nourrin
Je viens de découvrir dans le journal que le café le "Cajun" allait changer de nom, de style et de propriétaire. Aux pieds des marches du palais de justice ce troquet avait été mon repère au cours de mes années estudiantines à l'Hôtel Fumé. Je m'y suis souvent soûlé à coup de grand chocolat et de coca fraise. Entre ses murs, des moments d'amitiés forts se sont vécus, nous avons mille fois naivement refait le monde. J'y ai cherché l'inspiration pour les envolées lyriques de mes conclusions d'exposés. Le billard américain qui trônait au fond de l'établissement a assisté avec indulgence à mes progrés lors des mes affrontement réguliers avec Laurent. Mon coeur d'artichaut a vibré de nombreuses fois dans ce lieu qui gardera pour moi le parfum des jours heureux.